Le précédent en droit international public. Une technique de mise en œuvre du droit

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Docteur : Monsieur Mehdi BELKAHLA

Directeur : M. Sébastien TOUZÉ

Discipline : Droit

Date de la soutenance :

Date de la soutenance
17 février 2026

Horaires :

Le mardi 17 février 2026 à 10h00

Adresse :

Salle des Conférences - Centre Vaugirard 1, 391 rue de Vaugirard, 75015 Paris

Jury :

M. Sébastien TOUZéProfesseur des universitésUniversité Paris Panthéon-AssasDirecteur de thèse
M. Philippe LAGRANGEProfesseur des universitésUniversité de PoitiersExaminateur
Mme Niki ALOUPIProfesseure des universitésUniversité Paris Panthéon-AssasExaminatrice
M. Alexandre HERMETProfesseur des universitésSciences Po ToulouseRapporteur
Mme Marion LARCHéProfesseure des universitésUniversité de LilleRapporteure

La pratique du droit international est marquée par un recours significatif et abondant à la notion de précédent, mobilisée aussi bien par les États que par les juridictions et les organisations internationales. Malgré cette omniprésence, le précédent demeure un objet théorique incertain, souvent appréhendé de manière fragmentaire, à travers le seul prisme de ses variantes juridictionnelle ou coutumière. Cette thèse propose une analyse transversale du précédent en droit international public, fondée sur l’étude des discours et des pratiques des acteurs de ce droit. Adoptant une méthode pragmatique, elle s’attache à observer les conditions dans lesquelles un fait antérieur est invoqué comme référence pour agir dans une situation similaire. L’analyse montre que le précédent échappe aux catégories juridiques classiques : il ne se laisse ni appréhender comme un acte juridique, ni saisir par les sources formelles du droit. Il doit, dans une perspective fonctionnelle, être conçu comme un énoncé normatif particulier qui s’inscrit dans l’activité décisionnelle des sujets internationaux. Il en ressort que le précédent constitue un instrument clé de la mise en œuvre du droit international, à même d’orienter l’interprétation et le raisonnement juridiques dans la réalisation concrète des finalités du droit.