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Date de la soutenance :
Horaires :
Le lundi 16 février 2026 à 14h00
Adresse :
Salle Collinet - Centre Sainte-Barbe (3è étage) - 4 rue Valette, 75005 PARIS
Jury :
| M. Denis ALLAND | Professeur émérite | Université Paris Panthéon-Assas | Co-directeur de thèse |
| M. Thibaut FLEURY GRAFF | Professeur des universités | Université Paris Panthéon-Assas | Co-directeur de thèse |
| Mme Niki ALOUPI | Professeur des universités | Université Paris Panthéon-Assas | Examinatrice |
| Mme Sarah CASSELLA | Professeur des universités | Université Paris Cité | Rapporteure |
| M. Romain LE BœUF | Professeur des universités | Université Aix-Marseille | Rapporteur |
| M. Régis BISMUTH | Professeur des universités | Sciences Po Paris | Examinateur |
| M. Alexis MARIE | Professeur des universités | Université de Bordeaux | Examinateur |
La thèse étudie la tension entre deux dimensions du territoire, qui est à la fois un espace sous l’emprise de l’État territorial, qui le marque de sa puissance souveraine, et un espace d’intérêt international, c'est-à-dire un espace vis-à-vis duquel des tiers ont un intérêt juridiquement protégé (y accéder, par ex. les migrations ou le libre-échange ; le quitter, par ex. l’émigration ; le traverser, par ex. le droit au transit d’un État sans littoral pour accéder à la mer ; le voir contrôlé, par ex. pour être préservé de circulations à but terroriste ou de pollution). Pour cela, la thèse cherche d’abord à comprendre dans quelle mesure le droit international peut-il modérer le contrôle des frontières où les deux dimensions du territoire entrent en contact, soit modérer l’emprise souveraine de l’État (fondement de la société internationale) pour garantir la viabilité des circulations internationales (fait premier de la société internationale). Cela suppose d’étudier l’étendue de la puissance territoriale, juridiquement reconnue, avant d’étudier les termes de son articulation avec l’intérêt tiers qui s’oppose au contrôle frontalier. Une fois cette modération établie, la thèse étudie dans un second temps la détermination du contrôle des frontières par le droit international, qui dépassant la modération en vient à lier le pouvoir de l’État territorial afin de le mettre au service des intérêts internationaux. Le pouvoir est ainsi lié à deux niveaux : quant à l’opération du contrôle frontalier, le droit international lui posant des prescriptions précises ; quant à l’objet du contrôle frontalier, dans la mesure où certains s’imposent a priori au contrôle frontalier comme devant ou ne devant pas franchir la frontière.